21/12/2004
Retour de Paris
Saint(s) du jour : Sainte Françoise-Xavière Cabrini (+ 1917), Bienheureuse Marie Mancini (+ 1431)
C’est en buvant à la santé et à la libération de Christian Chesnot et de Georges Malbrunot que je rédige rapidement ce billet , de retour d’un dimanche improvisé à Paris , plongée en apnée chez les bouquinistes en préparation des Fêtes de fin d’année . Résultats des courses (1ere partie ) :
Michel de Saint-Pierre – Monsieur de Charrette , chevalier du Roi
Biographie de Charrette , « inventeur » de la guerre subversive moderne , contre-révolutionnaire célèbre , dont la devise était : « Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais » , à qui l’ont doit ces quelques phrases qui trouvent un écho favorable en moi , deux siècles et une future constitution européenne après qu’elles furent prononcées : « Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu (…) On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions…. Faut rire ! (…) Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu, la jeunesse de fidélité. »
Michel de Saint-Pierre – La Mer à Boire
Extrait :
" Marc songeait à l'extraordinaire soumission de l'être humain. Les trajets qu'il faisait chaque jour en métro pour aller à ses cours de médecine lui vinrent à l'esprit. Heure d'affluence. Des gens pressés dans l'espace et pressés dans le temps, femmes au chapeau inquiet, hommes au coude agressif… Cependant chaque homme, chaque femme acceptaient l'inconfort, le contact des fesses ambiantes, la moiteur générale et ce bouquet d'haleines. Excusez-moi, monsieur, disait à la ronde un jeune gaillard bien mis, d'allure sportive, qui se laissait bousculer. Vigueur physique humiliée – fantaisie vestimentaire étranglée - mille autres symptômes : de toutes parts on attendait à l'épanouissement de l'homme. On nivelait le monde à coups de grands mots sourds tels que social et collectif. Pourquoi ? Dans quel but ? Et comment finirait ce piétinement, cette conspiration des troupeaux ? "
Georges Bernanos – Monsieur Ouine
L’un des romans préférés de Juan Asensio , qu’ il dit relire au moins une fois par an . A force d’en entendre parler par ceux qui en était revenu , il fallait bien que je me jette à mon tour dans ce gouffre ( ce trou noir ? ) … en lien , une autre étude sur ce livre : " MONSIEUR OUINE ET LE ROMAN CONTEMPORAIN ou LE VIEUX NARCISSE EST MORT " par Armel Guerne .
Mishima – La Mort en été
J’ai toujours été fasciné par le personnage Mishima , dont j’avais découvert l’œuvre avec la perle noire Le Marin rejeté par la mer . Ce recueil contient la nouvelle « Patriotisme » , où un fier lieutenant japonais prépare son seppuku en ne laissant pour simple lettre d’adieu qu’un sublime : « Vive l’Armée Impériale » .
Philip K. Dick – Loterie Solaire
1er roman de Philip K. Dick , écrit en 1954 , qu’il nous présente lui-même ici .
Cizia Zykë – Buffet Campagnard
Je crois que j’ai entendu parler de Zykë dans feu - Cancer ! , ou peut être dans Immédiatement ancienne version … ou alors est-ce Raphael Juldé , grand voyageur tendance De Maistre , qui parlât un jour de Zykë le baroudeur ?
4e de couverture :
« Cizia Zykë écrit comme on frappe .
Aussi , comment faire dans la dentelle lorsque vos deux « héros » , tombés en rade dans un sale coin , découvrent un monde de ripaille , de sexe et de folie …
Derrière les hauts murs d’une hacienda étrangement accueillante , César et Couicou vont basculer de l’orgie vers l’horreur. Dona Mercedes leur mitonnant un drôle de banquet …
Après la trilogie autobiographique ( Oro , Sahara , Parodie ) qui le propulsa de la jungle américaine au plateau d’Apostrophes , Zykë nous offre ici un conte fantastique et cruel . »
Paul Gadenne – L’Invitation chez les Stirl (1955)
Un autre auteur favori du Stalker . Merci à lui de m’avoir fait découvrir cet auteur , grâce à cet article , intitulé « Paul Gadenne l'oublié » , paru à l’origine dans Contrelittérature . Je viens d’ailleurs de découvrir que Gadenne était , avec Brasillach , l’un des 9 rédacteurs de Fulgur , en 1927 . J'étais complètement passé à coté de lui lorsque je me suis intéressé à Brasillach ... Je vais relire Notre Avant-Guerre , il doit bien s'y trouver ...
A suivre …
23:45 Publié dans Litteratures | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Commentaires
Géniale citation de Charette.
Ecrit par : OrnithOrynque | 22/12/2004
Zykë enfin!!!! Buffet Campagnard avec notre ami Couicou demeure un véritable régal!!!
Ecrit par : Majdar | 22/12/2004
Paranoïa de ce même Zykë vaut également le détour.
Ecrit par : Majdar | 22/12/2004
Zykë, Zykë... j'ai dû mal à avoir de l'enthousiasme pour un écrivain capable d'écrire une phrase comme : "Je vais te bouffer l'oignon, madame" (*). Un mix entre Gérard de Villiers dans ses mauvais jours et Sulitzer.
L.
(*) authentique
Ecrit par : Lorenzo | 23/12/2004
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